1921 : La scission CGT / CGTU

1921

A la sortie de la guerre, la CGT connaît un nouvel essor.

Elle voit une augmentation rapide de ses effectifs, qui passent de 1 200 000 en 1919 à 2 400 000 en 1920. Mais la confédération subit de fortes divisions internes, pouvant s’expliquer par les grands bouleversements mondiaux survenus depuis la guerre : révolution soviétique, création de l’Internationale communiste, opposition des socialistes et des communistes, etc.

Pendant les grandes grèves de 1920, l’opposition entre réformistes et révolutionnaires ne cesse de croître. La scission intervient en 1921, un an après le congrès de Tour qui avait concrétisé la division de la SFIO et abouti à la création du Parti communiste français.

Les syndicats révolutionnaires, minoritaires, sont exclus de la Confédération, mais se rassemblent en 1922 pour constituer la Confédération générale du travail unitaire (CGTU), qui travaille alors en étroite collaboration avec le Parti communiste et rejoint l’Internationale syndicale rouge (ISR).

La CGTU atteint 431 000 adhérents en 1926, mais ses effectifs diminuent rapidement, puisqu’elle ne compte plus que 264 000 membres en 1934. C’est d’ailleurs à partir de 1934 que la CGTU propose la réunification syndicale à la CGT, suivant en ce sens la stratégie mise en œuvre par le communisme international afin de lutter contre la montée des fascismes. Les deux confédérations coexistent alors jusqu’à leur réunification en 1936, qui intervient lors du Front populaire.

 

Mis en ligne le 20 avril 2012  |  Dernière mise a jour 24 septembre 2017