Bio Henaff

HENAFF Eugène

Date de naissance : 30 Octobre 1904 – Date de décès : 28 octobre 1966

Eugène Hénaff est un homme politique, syndicaliste et résistant français. Il nait en 1904 à Spézet en Bretagne, dans une famille de paysans sans terre.

Dès l’âge de 10 ans, il travaille comme garçon de ferme, mais sa famille s’installe à Paris, dans le quartier de Belleville, puis de Ménilmontant. Il devient alors garçon boucher, manœuvre d’imprimerie, puis ouvrier cimentier.

En 1924, il adhère à la CGTU, puis au Parti communiste français. Il est rapidement élu secrétaire général du syndicat des cimentiers, puis secrétaire régional des syndicats du bâtiment.

En 1934, il est choisi comme secrétaire de l’Union régionale des syndicats parisiens de la C.G.T.U, et en 1936, il intègre le comité central du Parti communiste français. A ce titre, il participe aux négociations des accords de Matignon, dont il est l’un des signataires.

En 1939, Hénaff est mobilisé. Il est fait prisonnier à Châlons-sur-Marne, mais réussit à s’évader une première fois. De retour à Paris, il participe dans la clandestinité à l’effort de réorganisation syndicale et à la mise en place des comités populaires dans les entreprises.

Le 20 octobre 1940, il est à nouveau arrêté et emprisonné à Aincourt, puis à la centrale de Fonterault, à Clairvaux et enfin à Choisel, d’où il s’évade le 18 mai 1941.

Il reprend alors ses activités clandestines. Il prend le pseudonyme de Denis et intègre la direction de l’Organisation Spéciale, créée par le PCF, où il est en charge des relations entre les mouvements mobilisés.

Il est également parti prenante du Comité militaire national, qui devient le Mouvement des francs-tireurs et partisans français (FTPF) à la fin de l’année 1941.

Afin d’échapper à la répression du régime, qui va en s’intensifiant, il quitte Paris avec femme et enfants en 1943. Il s’installe à Lyon, d’où il dirige les syndicats clandestins de la zone sud et assure la liaison entre les FTP et la Main d’œuvre immigrée (MOI).

Il est alors de ceux qui préparent l’insurrection nationale en vue de la libération du pays. A la libération de Paris, il revient à la capitale et reçoit le grade de lieutenant colonel. Il est fait Chevalier de la Légion d’honneur et reçoit la médaille de la résistance, ainsi que la croix de guerre.

Après la guerre, il devient secrétaire général de l’Union départementale CGT de la Seine et occupe ce poste jusqu’à sa mort le 28 octobre 1966.

La grande salle de 435 places qui porte son nom a été réhabilitée par la mairie de Paris et inaugurée début 2007. Elle peut accueillir jusqu’à 435 participants (y compris le balcon de 130 places). Elle est totalement modulable (salle de spectacle ou configuration « cabaret ») grâce à un système ingénieux consistant à faire coulisser les fauteuils sous la scène. Elle peut accueillir des personnes handicapées, dans le public et sur scène. Après quatorze mois d’occupation par un collectif de sans-papiers, la salle a rouvert ses portes en février 2009. Dédiée principalement aux rencontres syndicales (meetings, congrès, séminaires), elle s’ouvre depuis peu à des manifestations organisées par des associations ayant pour point commun de traiter du monde du travail dans son acceptation la plus large et la moins convenue. Une convention, en cours de signature, entre la mairie de Paris et la commission administrative de la Bourse du Travail, définit les conditions de ce partenariat.